
La première couverture de Wonder Woman la montre courant dans la rue et affrontant trois hommes portant, armes, cravates et chapeaux. Elle semble tomber du ciel. Derrière elle, un immense astre, soleil ou lune, il est difficile de le préciser. Deux hommes lui tirent dessus, l’un avec un revolver, l’autre avec un une mitraillette mais les balles ricochent sur ses bracelets. Un homme effrayé lui tourne le dos et s’enfuit vers le lecteur. Il est déséquilibré. La rue est bordée de bâtiments qui ressemblent à des bâtiments officiels. L’un rappelle un bâtiment grec antique. Le drapeau américain flotte à son sommet. Son allure l’apparente au Congrès américain. L’autre, plus arrondi, fait penser à la Maison Blanche ou au capitole.
Le monde de Wonder Woman est bordé de d’immenses bâtiments dans lesquels se fabriquent les lois des hommes, mais ses rues sont hantées par le crime. Elle apparait sous les plus hautes auspices. Elle est à la fois l’envoyée des Dieux et la représentante de la loi des hommes. Son action se fait sous le regard comme sous la lune, c'est-à-dire à toute heure du jour ou de la nuit.
Lorsque l’on lit l’image de gauche à droite, les hommes sont dans des attitudes de plus en plus combattives. Le premier à renoncé à affronter Wonder Woman, il s’enfuit, et il est presque vaincu : la chute est proche. Le second tire avec un pistolet tandis que le troisième a un armement encore plus important. Cependant, ni le pistolet, ni la mitraillette ne viendront à bout de leur adversaire. Les balles ricochent sur ses bracelets et ne lui causent aucun dommage. Les puissantes armes masculines sont sans effet sur elles. Les projectiles sont réduits à de minuscules points.
Les traits des balles dessinent également une autre scène. Elle fait de Wonder Woman et de ses deux opposants des figurants d’un théâtre de marionnettes. Dans cette scène, Wonder Woman ne dévie pas adroitement les balles des hommes. Elle se débat et tente d’échapper aux liens qui enserrent ses poignets. Elle n’est pas Wonder Woman, mais une captive, livrée aux désirs des hommes. Elle ne porte pas des bracelets, mais des fers. Le thème peut bien évidement retourner car le lien est bidirectionnel. La relation de domination peut se retourner. Qui tire les ficelles ? Wonder Woman n’est-elle que la marionnette des hommes ? Ou est-ce elle qui tient les hommes sous sa coupe ?

C'est une marionnette.
RépondreSupprimerDessinée par des hommes pour des hommes.
Quand on la regarde elle ressemble a une pom pom girl de Football Américain mélangé au style pin-up. Rien qui puisse me faire suggérer un instant qu'elle soit une femme émancipée. Bien au contraire. Elle est tout au service de la loi du dominant. Elle est la servante du pouvoir. L'homme ordinaire la craint car elle est active et l'homme de la pègre veut la descendre ou la baiser c'est pareil ( les balles font des petites éjaculations graphiques tout à fait visibles ) ... rien de nouveau sous le soleil du sexisme ;-)