Le 11 septembre 2011 les Etats-Unis d’Amérique font face à une série d’attentats. Un avion de ligne est projeté sur le Pentagone et deux autres sur les tours jumelles du World Trace Center. Un quatrième avion s’écrase près de Stonycreek Township, une petite bourgade de Pennsylvanie. Les attentats feront plus de 6000 morts.
Pendant des heures, l’Amérique est en “état de siège”. C’est avec ce bandeau que CNN passe et repasse les images des deux avions s’écrasant sur les tours jumelles de Manhattan et leur effondrement.
Pendant des heures, l’Amérique se cherche des héros. Où sont passés les Spiderman, les Quatre Fantastiques, Dardevil, Dr Strange, le Punisher, ou le Prince Namor qui vivent tous à New-York ? Ou sont passés tous ces super héros si américains. Et bien évidement, où est passé le plus américain d’entre eux : Superman ?
The Amazing Spiderman est le premier à apporter une réponse. Dans son numéro de décembre 2001, on y voit Spidey aider les secours dans les décombres du World Trade Center. Spiderman arrive trop tard. La première planche le montre face aux ruines encore fumantes. Il ne s’agit plus de combattre le crime, mais d’une question bien plus difficile encore : comment survivre lorsque tout est dévasté ? Comment tenir debout face à l’effondrement ?
A partir de 2002, des artistes apportent d’autres réponses en publiant des albums dont les bénéfices vont à des œuvres caritatives qui viennent en aide aux victimes du 11 septembre. la couverture du volume 2 de “9-11” inverse celle du “The Big All-American Comic Book” : ici un enfant et son chien admirant le panthéon des super héros américain. Là Superman et Superdog admirant des héros ordinaires. Un seul mot lui vient alors à la bouche : “wow”

“je peux défier les lois de la gravité, se dit Superman, je peux ignorer les principes de la physique, je peux respirer dans le vide de l’espace, je peux altérer les blocs de construction , je peux aller à l’encore de la probabilité, je peux obtenir des sourires de soulagement de personnes reconnaissantes, mais malheureusement, la seule chose que je ne peux PAS faire, est de sortir des pages de fiction ou je vis et respire, devenir REEL lors de cris et redresser les torts d’un monde injuste. Un monde heureusement protégé par ses propres héros.
Les numéros de 9-11 sont conçu comme une opération réparatrice. “Ceci est pour nous et ceci est pour vous” annonce Paul Levitz dans son introduction “Nous avons des histoire à dire et des images à partager, dans l’espoir qu’elle vous aideront à vous souvenir du 11 septembre et à soulager la peine que vous avez traversé”
“Où sont les héros ?” est la question lancinante des deux tomes. Où sont les hommes et femmes extraordinaires que nous avons l’habitude de croiser dans les pages éditées par DC Comics ou Marvels ? Où sont-ils alors que d’évidence des évènements extraordinaires frappent l’Amérique ? “Ils sont là” répondent les pages. Mais ne sont pas là ou on regarde habituellement. Il ne traversent pas le ciel azur en collants, ils n’ont pas de super pouvoirs.
Lorsque les américains se cherchent des héros, ils trouvent le pompier, le médecin, le policier, et et soldat c’est à dire les grandes figures dans les grandes figures du Sauveur, du Gardien, du Soigneur, et du Guerrier. Les héros de l’Amérique sont des hommes et des femmes sans qualités. Au fil des pages, We the people se transforme en We the heroes

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